Chasse aux reliques - Le journal des brise-cou

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Chasse aux reliques - Le journal des brise-cou

Message  Celiwyn le Mar 3 Avr 2012 - 19:34

Dame Laegwing amena au hall de
l'Eored d'étranges nouvelles d'un homme qu'elle trouva agonisant sur
les pentes d'une colline dans la trouée des trolls. Après avoir tué
deux Ourouks portant le symbole de la main blanche sur leur plastron
elle découvrit sur le corps de l'homme un nécessaire de voyage et
quelques objets peu communs tels qu'un blason de maréchal de la
marche de facture ancienne mais fait d'or et ciselé d'argent ;
une petite sculpture de cheval très travaillée en bois peint à qui
il manque une patte et dont la selle est recouverte d'une fine
feuille d'or ; une broche à cheveux en argent décorée de
motifs culturels Rohirrim et une unique boucle d'oreille sertie d'une
perle.


Plus commun, mais non moins
interessant, l'homme transportait un petit nécessaire d'écriture et
un porte document.


Dans ce porte documents en cuir
fermé par une lanière se trouve un petit chapelet de feuilles
manuscrites. Le bord de chaque page est dentelé et laisse à penser
que, vraisemblablement, il s'agit la d'une fraction d'un journal
quelconque dont le début est manquant.
Sans dates précises à part
un compte des jours, des entrées se suivent avec des délais
irréguliers :






Jour 222 :
Mathiews est mort ! Vive Mathiews ! Ce con n'a même pas vu
que je le suivais. Il m'a suffit d'attendre qu'il soit seul et en
possession des deux morceaux de carte pour lui faire la peau. Ce con
ne m'a jamais fait confiance, ça lui apprendra. C'est marrant de
gribouiller à sa place dans ce carnet, ça fait passer le temps.
J'ai laissé son morceau de carte et le début de son journal la ou
il les avaient planqués pour éviter qu'on me retrouve en leur
possessions. Et dire qu'il m'a fait monter la garde près de ce vieux
pilier de pierres en ruine pour surveiller le village d'Archet tant
de fois alors que la carte au trésor était la, sous mes yeux, entre
deux pierres disjointes ! Il s'est vraiment foutu de ma gueule !




Jour 223 :
J'arrive pas à comprendre ce que veulent dire ces trois morceaux de
carte, merde ! J'aurais du faire parler Mathiews avant de le
tuer.




Jour 224 : Ca
y est, j'ai encore été suivi. Deux ombres entre les arbres. Si
seulement ces cons la m'avaient écouté plus tôt on aurait pu agir.




Jour 225 :
Falstaf est venu m'apprendre la mort d'Erico. Ce grand géant à
finalement crevé, bien. Un de moins qui viendra réclamer le trésor.
Falstaf se doute certainement de quelque chose, il ne m'a rien
demandé à propos de Mathiews et de sa disparition et n'a pas abordé
le sujet de la cachette, je crois qu'il veut disparaître et se faire
oublier. Pas plus mal comme ça.




Jour 230 : Le
petit Verti me colle, Falstaf à disparu à son tour et il ne reste
que moi. J'ai beau l'envoyer chier, ce niard n'a nulle part ou aller
et revient toujours mendier devant ma porte.




Jour 234 :
Falstaf a enfin refait surface. Sa tête tout du moins, les veilleurs
n'ont pas retrouvé le reste du corps. Paraitrait qu'elle était
posée sur une pierre plate, non loin de la ferme de Cornouiller.





Jour 235 : Ce
petit merdeux de Verti à amené les veilleurs chez moi ! Chez
moi ! Ils m'ont posé plein de questions à propos de tout ces
morts et disparus. Heureusement que ce con de gamin à confirmé que
ça fait un bon bout de temps que je dis que nous étions suivis. Et
encore une fois j'ai eu de la chance qu'ils n'aient aucune preuve de
nos activités en dehors. Mais ils vont revenir maintenant qu'ils se
doutent de quelque chose, je dois me planquer.




Jour 240 : Ca
fait deux jours que je suis allé me planquer dans notre ferme de
refuge. Mathiews était un con, mais il avait de bonnes idées quand
même... acheter une ferme isolée comme planque... merci vieux, ta
ferme m'est d'une grande utilité ! Et si ce connard de petit
merdeux de Verti m'envoie les veilleurs ici je le tue !




Jour 252 :
J'ai réussi un grand coup à moi tout seul aujourd'hui ! J'ai
tué un marchand Hobbit et me suis tiré avec sa cariole pleine de
bouffe ! J'ai de quoi tenir trois bonnes semaines avec tout ça !
Par contre, quel boulot de devoir mettre en miette une cariole... ça
m'a pris trois heures. Elle est encore reconnaissable mais au moins
on ne devrait plus la remarquer depuis la route.




Jour 253 : Les
deux ombres massives sont la ! Elles épient mes faits et gestes
entre les arbres !




Jour 254 :
Qu'est-ce qu'ils foutent, putain ?!




Jour 255 : Ils
ne se cachent presque plus, ils restent la, à m'attendre dehors, à
m'observer... Mais qu'est-ce qu'ils veulent bordel ?!




Jour 256 : Je
suis sur qu'ils attendent que je les guides à la cachette de
Mathiews ! Je suis mal, s'ils perdent patience ils vont me faire
comme aux autres et me torturer avant de me tuer pour me faire
parler... ou alors ils savent que je suis le dernier et n'oseront pas
en arriver la. C'est pour ça qu'ils ne m'attaquent pas !




Jour 259 : Je
ne dors plus, je mange peu.




Jour 262 : Je
n'en peux plus de cette ferme ! Le jour c'est ces foutus coups
de marteaux sur l'acier et les clous et ces foutus scies au sud-est
et la nuit c'est ces putains de loups au nord qui hurlent sans
cesse ! Mathiews je te hais !




Jour 264 : Ils
sont toujours la... je les devines entre les arbres... je n'ai pour
seule compagnie que ce con d'archer qui ne bouge même pas !




Jour 265 : Ils
sont sacrément tenaces ces salauds !




Jour 268 : Je
suis de retour à Bree. Je préfère affronter les questions des
veilleurs plutôt que de passer encore une seule journée dans cette
ferme maudite avec mes poursuivants. Avant de partir j'ai confié à
l'archer le morceau de carte d'Erico. Si je me fais chopper avec mon
seul morceau ça ne leur servira à rien. Quoi que je me dis que je
devrai le planquer lui aussi...




Jour 270 : Je
suis bientôt à sec, les veilleurs surveillent ma piaule ce qui
m'oblige à rester incognito à l'auberge. Bordel, je suis très mal
barré !




Jour 271 : Je
me suis introduit chez Mathiews et j'ai raflé quelques pièces.
Surprise quand j'ai fait de même chez Erico. J'y ai trouvé quelques
babioles appartenant au groupe, ce salaud se servait en douce dans le
butin ! Il a bien fait de crever avant que je m'en rende compte.
D'un autre côté ça tombe bien, ça va me permettre de me faire un
peu d'oseille.




Jour 274 : Les
veilleurs ont retrouvé ma trace à l'auberge. Je vais devoir dormir
dans la rue ce soir.




Jour 275 :
Notre receleur d'Archet est mort dans l'incendie et impossible de
trouver celui de Combes, j'ai vraiment la poisse ! Impossible de
revendre les babioles d'Erico. Il ne me reste plus qu'une chose à
faire, partir et tâcher de retrouver le cousin dans le sud. Tan pis
pour le trésor. Je vais laisser mon morceau de carte derrière moi,
de toute façon je n'arrive à rien même avec les trois cartes
réunies. Et si les deux connards d'assassins sont toujours à ma
poursuite et me retrouvent ils iront se faire voir, je crèverai avec
la satisfaction de ne pas leur avoir donné ce qu'il voulaient.




Jour 277 : Par
je ne sais quel miracle, la godasse à échappé à l'incendie de la
ville. C'est la que nous laissions nos instructions pour le receleur,
c'est la que j'y ai laissé ce morceau de carte maudit qui nous a
attiré toutes ces emmerdes. J'ai pris la route de l'est en passant
par le marais. Deux jours que je patauge la dedans...




Jour 278 :
L'auberge abandonnée porte bien son nom. Ici on me regarde de
travers. Il faut dire que je ne dois pas être beau à voir. Je
reprendrai la route demain à l'aube, nul besoin de s'attarder ici.




Jour 279 : Je
vois au loin les lumières d'Ost Guruth mais je suis trop fatigué
pour finir le trajet. J'écris ces lignes à la lueur de mon feu de
camps. Pourquoi en suis-je venu à imiter ce con de Mathiews en
tenant ce journal qui ne servira à personne ?




Jour 281 :
J'ai trouvé un peu de refuge et de repos à Ost Guruth, tout est
calme ici et les gens accueillants. Ce qui ne m'a pas empêché de
faire la bourse à un voyageur qui se rend à Bree. Je pense rester
ici quelques jours de plus.




Jour 283 : Je
commence à attirer l'attention, les gens me regardent de travers et
aucun d'eux n'a voulu m'acheter les babioles d'Erico. Ils ont tous
regardé ces trucs en fronçant les sourcils et en me dévisageant.
On dirait qu'ils ont compris d’où provient cette marchandise, je
vais devoir quitter Ost Guruth demain à l'aube.




Jour 284 :
Seul à nouveau. Je n'ai pas beaucoup marché aujourd'hui. J'aurais
déjà dû atteindre le dernier pont mais j'ai trainé en route.
Surement à cause de cette lassitude morale. Tout est parti de
travers depuis la mort de Cergel et les évènements se sont
rapidement enchainés.

Je me rends compte
de l'utilité d'un tel journal alors que la solitude me pèse au
milieu de nul-part. C'était une bonne chose de le tenir comme le
faisait Mathiews tout compte fait. Je relis mes entrées et je fais
le point sur beaucoup de choses. Je me dis aussi : et la, si je
n'avais pas fait ça, que se serait-il passé ? Bordel, je
deviens fou, je ferai mieux d'essayer de dormir un peu.




Jour 285 : Ils
sont à nouveau après moi ! Ils m'ont suivi depuis Bree !
C'est pas possible, ces gars ont un grain pour me suivre si loin !
Je les ais vus lorsque je me suis retourné, deux silhouettes bien
visibles au milieu du dernier pont. Je dois leur échapper. A partir
de ce soir plus de feu. Je quitte les sentiers battus et je m'enfonce
dans les collines et les bois.




Jour 288 :
Perdu, je me suis perdu. Je tourne en rond dans cette foutue région.
Je devrai déjà avoir atteint le gué de la Bruinen depuis deux
jours. Je vais crever ici, mon destin s'est révélé à moi. Mes
poursuivants ont subitement gagné du terrain et s'approchent de ma
position, je ne pourrai plus les distancer bien longtemps. Si
quelqu'un trouve ce journal... qu'il soit maudit.




Sur la page suivante, sans
indication de date et écrit en travers de la page se trouvent les
dernières lignes de ce journal :





Des orques !
Ce sont deux immenses orques ! Je n'en avais jamais vus de
tels ! Leurs armures sont trop complexes, les orques des
environs de Bree n'ont pas ce genre de choses et les orques de Bree
se cachent dans la journée. Ceux-la nous poursuivent jour et nuit
depuis des mois, ils sont infatigables ! A celui qui trouvera ce
journal après ma mort certaine, Brulez mon corps si vous le trouvez,
brulez mes possessions, brulez ce journal. Ces deux monstres doivent
bien chercher quelque chose ! Un tel cauchemar n'arrive pas sans
raisons ! Craignez les orques, fuyez devant ceux qui se tiennent
droit avec leur main blanche peinte sur le plastron ou jetez vous
dans le vide pour mettre fin à vos jours avant qu'ils ne vous
attrapent !




Mon nom est Lester
Fancastier. Je me faisait appeler Simenon.
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Re: Chasse aux reliques - Le journal des brise-cou

Message  Silfried le Jeu 12 Avr 2012 - 11:27

*Note laissée par le Thane non loin du journal*

Maegas, étudiez bien ce journal et préparez vous. Nous allons partir a la recherche du premier morceau de parchemin dès que possible.
Pour connaitre notre première destination, on va devoir mettre en commun nos idées et partir en quête de ces indices.
Méfiez vous, la main blanche n'est pas loin..

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Re: Chasse aux reliques - Le journal des brise-cou

Message  Celiwyn le Jeu 12 Avr 2012 - 20:43

Suivant les indications de Wulfrid l'Eored se déplaça jusqu'a Archet et trouva dans l'enseigne en forme de chaussure le premier morceau de la carte...

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Re: Chasse aux reliques - Le journal des brise-cou

Message  Celiwyn le Jeu 12 Avr 2012 - 21:04

Trouvées pliées dans la cachette
du pilier en ruine se trouvent une série de pages arrachées à ce
que l'on pourrait penser être un journal et une feuille, plus
petite, sur laquelle est dessiné un morceau de plan.





Chaque feuille présente deux
colonnes.


La première est réservée à une
sorte de registre tenu au jour le jour et affiche un compte de gains
en pièces de cuivre, d'argent et d'or. Chaque page représente un
mois et la dernière ligne de la colonne est réservée au calcul du
compte total. Suit ensuite une liste de neuf noms et la répartition
des gains entre les individus.





Mathiews

Erico

Falstaf

Garnet

Verti

Cergel

Simenon

Gatling

Klenser




Les deux premiers noms, Mathiews et
Erico, recevaient toujours une plus grosse part que les autres lors
des partages de fin de mois alors que le dénommé Verti recevait une
part bien moins importante que tout le reste.





La seconde colonne est plus
intéressante, il s'agit d'un journal de bord ou l'auteur notait des
commentaires face à certaines dates et laissait des blancs sur la
plupart. Laissant de côté la colonne remplie de chiffres, vous vous
intéressez d'avantage aux commentaires :




Jour 1 : La force des choses fait
qu'Erico et moi avons dû engager deux cambrioleurs. Les rapines,
c'est un cercle vicieux. On commence par se mettre quelques pièces
dans la poche par-ci par-la et quelques mois plus tard cette activité
vous prend tout votre temps et toute votre énergie. Plus on vole et
plus on a de besoins. Plus on a de besoins et plus on vole.

Erico tient à ce que l'on ait un nom
comme ceux du plateau noir maintenant que nous sommes quatre. Il dit
que nous sommes une « bande organisée » et qu'il nous
faut également un repère. Aménager un repère, ça va demander
encore plus de ressources, ces deux cambrioleurs ne seront pas de
trop.




Jour 3 : Falstaf et Garnet sont
revenus de leur premier travail pour nous. On ne peut pas dire que ce
soit un franc résultat.




Jour 5 : J'ai pris un coup de
couteau au bras aujourd'hui, je vais devoir faire profil bas pendant
quelques jours pour éviter que l'on me reconnaisse à cette
blessure.




Jour 9 : Erico a voulu profiter
d'une occasion sans moi. Résultat, un mort. L'idiot s'est accroché
à sa bourse et Erico a dû le tuer d'une clef de bras pour
l'empêcher de gueuler trop fort. Ca a donné l'idée à Erico de
nous appeler les « Brise-cou ».




Jour 17 : Garnet nous a présenté
son petit cousin, Verti. Un môme bien malin qui nous servira à
faire le guet.




Jour 25 : Nous sommes tombés sur
un gros lot aujourd'hui, sa bourse était pleine à craquer.




Jour 28 : Garnet a les yeux plus
gros que le ventre. Il faut le surveiller et lui tenir la bride sans
quoi il finira par commettre une erreur et on va tous se faire avoir.




Jour 32 : J'ai commencé à les
organiser. Erico et moi continuons de ratisser les voyageurs et les
marchands isolés ( ce qui se fait de plus en plus rare ) et Garnet,
Falstaf et Verti tournent entre Bree, Combes, Staddle et Archet.




Jour 44 : Garnet veut trop tenter
sa chance. Il faut dire que les Hobbits sont assez naïfs, ils
laissent souvent une fenêtre ou une porte ouverte, ce qui fait de
Staddle un bon coin pour nous. Mais de la à vouloir essayer de faire
deux maisons dans la même nuit, non. Il faut rester raisonnables si
on veut éviter la potence.




Jour 50 : Erico nous a ramené un
pickpocket de talent aujourd'hui. Ce Cergel fait maintenant parti de
la bande.




Jour 52 : Un nouveau mort. Verti
s'est fait attraper par un pseudo héros hier soir alors qu'il
montait la garde. Garnet et Falstaf ont tué le gaillard et récupéré
le gamin.




Jour 60 : Cergel et Falstaf en
sont venus aux mains aujourd'hui. L'un et l'autre s'accusent
mutuellement de vol, c'est un comble.




Jour 67 : Les tentions dans le
groupe se font de plus en plus fortes. C'est au tour de Garnet et
Erico de s'aboyer dessus en pleine rue au sujet des gains de leur
rapine.




Jour 68 : J'ai décidé de garder
l'argent des rapines et de le distribuer non plus le jour même, mais
à la fin du mois dans un endroit éloigné de tout pour être au
calme.




Jour 71 : Un archer du nom de
Simenon s'est fait chasser du plateau noir. C'est un bon chasseur et
il sait suivre une piste comme personne, on l'a engagé, il pourra
nous être utile.




Jour 80 : Grâce à ce Simenon et
à ses connaissances nous commençons à bien nous organiser. Il nous
a mis en contact avec des receleurs d'Archet et Combes, ce qui
permettra à Garnet et Falstaf de ne plus se contenter de faire la
main basse sur les espèces sonnantes et trébuchantes et de
commencer à récolter des objets de valeur.




Jour 83 : Simenon insiste pour que
je ne garde plus chez moi l'argent de nos rapines. Trouver un coin ou
planquer notre butin serait selon lui plus sure et m'éviterait une
dague entre les omoplates.




Jour 87 : J'ai fini par trouver
l'emplacement idéal pour notre planque. Jamais personne ne viendra
fouiller dans ce coin ! Reste à régler le problème de son
accessibilité. Seuls Erico et moi saurons ou nous cachons nos butins
pour plus de sécurité.




Jour 95 : Deux brutes ont rejoint
nos rangs, amenés par Erico. On commence à être trop nombreux, je
n'aime pas ça et j'ai ordonné à Erico d'arrêter de lever une
armée.




Jour 102 : Simenon veut nous
entrainer à l'est, à travers les terres solitaires à la rencontre
d'un de ses contacts venu du sud. Selon lui c'est une opportunité de
faire du commerce avec une autre troupe. Je ne pensais pas que ce
genre de choses se faisaient entre bandes de tire-laine.




Jour 103 : On a rarement
l'occasion de rire dans notre métier alors quand l'une d'elle se
présente on en profite. La nuit dernière nous sommes enfin allés
voler une barque. Le plus proche endroit ou en trouver une, c'était
le Brandevin. On a profité de la nuit et d'une chariote trop petite
pour l'opération qu'on avait prise au passage à la ferme
Cornouiller. Trimbaler ça sur toute la distance était une vrai
plaie, mais qu'est-ce qu'on a pu rire !




Jour 104 : Pour éviter qu'ils
s'ennuient pendant les jours creux et ne fassent des âneries, je
leur ai attribué des postes d'observation pour surveiller les allées
et venues de marchandises autour d'Archet, Combes et Staddle. Staddle
me pose le plus de problème, il n'y a pas de point d'observation
général. Tandis que le plateau de Bree permet sans problème de
surveiller Combes et Archet depuis les hauteurs sans se faire voir.




Jour 105 : J'ai cédé à Simenon
qui devenait très insistant. Nous sommes actuellement à l'auberge
abandonnée, lui, moi et un des deux nouveaux : Klenser. Erico
se charge de diriger le reste de la bande aux alentours de Bree
pendant ce temps.




Jour 106 : Je n'aurai jamais cru
que la route serait si longue. En une journée nous n'avons atteint
qu'Ost Guruth. Mon dos est en miettes et mes pieds crient au
supplice. Simenon à intérêt à ce que cela en vaille la peine !




Jour 107 : Une grosse dispute a
éclatée entre moi et Simenon quand nous sommes arrivés au dernier
pont et que personne ne s'y trouvait. Selon lui nous devons nous
enfoncer dans la trouée des Trolls maintenant ! Ce type
est dingue et j'ai longtemps hésité à faire demi-tour, quitte à
avoir gaspillé tant d'éforts et de temps pour rien. Mais ce sacré
bon sang de Simenon est bougrement persuasif !




Jour 108 : Nous campons
actuellement en pleine nature, Klenser sursaute au moindre bruit et
Simenon et moi évitons de nous parler et même de nous regarder.
J'écris ces lignes à la lueur de la pleine lune car nous ne pouvons
pas nous permettre de faire du feu. Je hais cet endroit, on va y
crever et ce sera de la faute de ce foutu Simenon !




Jour 109 : Je dois avouer que je
viens de faire de sacrées affaires ! Nous avons enfin rencontré
les contacts de Simenon sur le bord de la route aujourd'hui. Ceux-ci
s’apprêtaient à repartir vers le sud après avoir vendu et
échangé presque tout ce qu'ils avaient. Nous nous sommes contentés
des restes, mais quels restes ! Si c'est la tout ce que les
autres n'ont pas voulu leur acheter je me demande bien ce que nous
aurions pu avoir si nous étions arrivés plus tôt. J'ai ainsi pu
acheter pour une bouchée de pain tout un tas de babioles qui se
revendront une petite fortune une fois rentrés à Bree. Nombre de
ces objets son richement décorés, travaillés, ciselés à l'or
fin. Il y a de tout. Des vêtements, des armes, des ustensiles de
toute sorte et même des petits chevaux sculptés et peints, décorés
par des veines d'argent incrustées dans le bois. Les motifs
géométriques qui ornent ces objets sont tous très semblales,
Simenon affirme qu'ils viennent de la culture des gens des chevaux.
Simenon est un con, mais je penserai à l'écouter un peu plus à
l'avenir.




Jour 111 : Simenon a un air
préoccupé depuis la nuit dernière. Après avoir quitté ses
contacts du sud qui pliaient leur campement nous nous sommes arrêtés
pour la nuit à quelques kilomètres dans une petite gorge de cette
foutue région sur le chemin de notre retour. Dans la nuit j'ai
trouvé Simenon droit comme un I, scrutant l'est. Il m'a montré le
ciel, très nuageux, et une légère lueur orangée qui se reflétait
au loin de la ou nous venions. Il est resté sceptique quand je lui
ai dit que ce devait être ses connaissances qui faisaient la fête
avant de rentrer chez eux puis il est allé se coucher.




Jour 114 : Enfin de retour à
Bree ! Je suis épuisé. Je rangerai nos trésors demain dans
notre cachette avant de les envoyer à nos revendeurs d'Archet et
Combes quand nous aurons besoin de liquidités. Je n'ai plus la force
de faire quoi que ce soit à part me trainer à mon lit. En notre
absence, Erico et les autres se sont assez bien débrouillé, ils ont
amassé un petit pactole. Je me demande juste avec anxiété si Erico
n'a pas eu la main trop lourde et les yeux plus gros que le ventre.




Jour 120 : Klenser et Gatling
secondent très bien Erico sur le terrain, je n'ai plus besoin de me
joindre aux attaques et mon temps est pris entièrement par
l'organisation de notre petite troupe. Les affaires marchent de mieux
en mieux.




Jour 125: J'ai du remettre les idées
claires à Gatling, ce gros idiot s'en était pris à Verti sans
raison valable.




Jour 132 : Notre petite affaire
prend de plus en plus d’ampleur. A tel point que j'ai investi dans
une petite ferme isolée pour couvrir nos activités et nous servir
de planque au cas ou...




Jour 140 : Falstaf a été blessé
lors d'une échauffourée avec un garde de Staddle. Garnet et Verti
devront se débrouiller sans lui dans les prochains jours.




Jour 148 : Cergel se plaint
d'ignorer ou se trouve notre cachette, selon lui si Erico et moi nous
faisons tuer ou attraper, personne ne retrouvera notre petit trésor.
Il a convaincu les autres qui font aussi pression sur moi. Il faut
que je trouve une solution sans leur révéler l'endroit au risque
que l'un d'eux nous double et se sauve avec notre butin.




Jour 149 : J'ai trouvé l'idée de
faire un système de cartes incomplètes Erico aura une partie et moi
l'autre. S'il nous arrive quelque choses les autres auront une chance
de retrouver la cachette comme ça. Ils ont accepté l'idée, seul
Simenon m'a regardé d'un drôle d'air.




Jour 150 : Gatling et Klenser,
tout les deux blessés pendant l'attaque d'un petit convoi gardé par
deux mercenaires. Les marchands deviennent prudents, il faudra penser
à espacer un peu plus nos interventions.




Jour 151 : Erico dit avoir repéré
des traces sur le chemin menant à notre cachette. De grosses traces
selon lui. Il aimerait les montrer à Simenon, mais je n'aime pas
l'idée de lui dévoiler le chemin du butin.




Jour 152 : C'est jour de paye, les
gars sont très satisfaits de nos récents résultats, le moral est
bon, il y a de moins en moins de disputes internes, bref tout roule
sur l'or.




Jour 168 : Simenon s'inquiète. Il
affirme que nous avons été suivis aujourd'hui et observés de loin
pendant que nous préparions l'embuscade sur la route de la comté.




Jour 170 : Butin magnifique
aujourd'hui. De l'or, des pierres précieuses... il faudra penser à
attaquer ces nains plus souvent.




Jour 172 : Sous la pression de
Simenon et du groupe j'ai revu mon système de carte incomplète.
Elle se divise maintenant en trois. J'en ai une partie, Erico la
seconde et Simenon la troisième. Mais Erico et moi avons refusé
d'indiquer à Simenon l'emplacement de notre butin. J'aime de moins
en moins ce type et je me demande quand il va se décider à nous
trahir.




Jour 177 : Simenon affirme encore
une fois que nous avons été suivis. Il a retrouvé de grosses
traces qu'il n'a pas trop su identifier. Des individus massifs
apparemment. Ca me paraît étrange. S'il s'agissait des veilleurs de
Bree ils n'attendraient pas en nous regardant faire de loin. S'il
s'agit d'une bande rivale... ils sont peut-être en train de nous
étudier. J'ai mis les gars en garde pour qu'ils fassent attention
mais les contacts de Simenon dans la région ont eu l'air d'ignorer
une activité inhabituelle d'un groupe adverse.




Jour 179 : On a retrouvé le corps
de Cergel sur le chemin menant à notre ferme. Une vraie boucherie.
Des plaies grosses comme des crevasses et des marques à vous faire
tourner de l'oeil. Si c'est l'acte d'une bande adverse ils sont bien
mieux armés et préparés que nous, ça m'inquiète. Simenon est
sceptique quant à lui.




Jour 185 : Ca fait trois jours
qu'on est sans nouvelles de Gatling. Sa piaule est vide et son grand
copain Klenser ignore ou il a bien pu disparaître. Les gars
deviennent nerveux.




Jour 191 : Les fermiers de Staddle
ont trouvé le corps de Garnet ce matin... mutilé. Ce pauvre bougre
a visiblement été torturé. Les gars commencent à paniquer.




Jour 192 : Klenser s'est tiré. Sa
piaule a été vidée pendant la nuit, ce lâche à pris la fuite !




Jour 193 : Les gars et moi ne
quittons plus Bree et restons enfermés chez nous. Erico est venu
habiter chez moi pour plus de sécurité et le petit verti nous sert
de coursier. Comment en est-on arrivés la ?!




Jour 197 : Simenon est venu nous
chercher aujourd'hui, les veilleurs de Bree ont ramené un corps
qu'un fermier à retrouvé dans un bas fossé. On a tous reconnu le
protège bras de Gatling.




Jour 198 : Les veilleurs sont
venus nous interroger au sujet de Gatling. Pour une fois, pas besoin
de mentir.




Jour 200 : Suivant les conseils de
Simenon j'ai planqué mon morceau de carte et les pages de mon
journal. Si les choses continuent d'empirer l'un d'eux finira bien
par les trouver. Ce qui m'inquiète le plus, c'est que notre cachette
est trop éloignée, on risquerait de se faire tuer en y allant. Les
autres sont partagés entre la peur et la colère.




Jour 207 : Ça fait un mois entier
qu'on se terre à Bree sans bouger et nos finances s'en ressentent.
Un mois sans une seule rapine, je sent le groupe, ou ce qu'il en
reste, en train de se disloquer.




Jour 210 : J'ai réussi à
convaincre les gars que nos poursuivants avaient du lâcher l'affaire
maintenant. On est sortis de Bree et on à attaqué un marchand
isolé. Ça a un peu redonné le moral à l'équipe.




Jour 212 : Je suis allé seul à
la cachette et j'y ai retiré toutes les liquidités pour les
distribuer entre nous. J'y ai laissé les objets de valeur, ils
serviront de fond de garantie si jamais nous avons un gros pépin.
Les gars étaient ravis de recevoir un peu d'or mais j'ai bien vu que
la petite flamme dans leurs yeux était vacillante. Je dois préparer
un gros coup pour leur remonter d'avantage le moral.




Jour 213 : Simenon affirme à
nouveau avoir été suivi ! Je lui ai ordonné de se taire et de
ne pas effrayer les gars.




Jour 220 : Erico est arrivé à
Bree affalé sur son cheval, une flèche plantée dans le dos. Une
flèche noire et énorme. Il est alité et fiévreux. Je commence à
être vraiment très inquiet. Je vais aller planquer son morceau de
carte avec le mien avant qu'il ne soit trop tard.


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Re: Chasse aux reliques - Le journal des brise-cou

Message  Celiwyn le Mar 17 Avr 2012 - 19:30

Suivant les pistes laissées par les indices du journal, les Rohirrim trouvèrent deux des morceaux de carte permettant de retrouver la cache des voleurs. Lorsqu'ils arrivèrent au troisième point, espérant y trouver le dernier parchemin ils firent choux blanc. L'épouvantail déguisé en archer ne possédait aucun morceau de carte. En revanche, les pluies de la veille permirent aux lances de l'Eored de distinguer facilement des empreintes de pas allant et venant autour de la cachette.
Les empreintes de pas n'étaient pas très grandes mais trop fines pour être celles d'un hobbit.

C'est sur ce nouveau mystère que les cavaliers de la marche rentrèrent aux fermes.
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Re: Chasse aux reliques - Le journal des brise-cou

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